L'édition 2026 de Rétromobile a fermé ses portes, mais elle reste un excellent point de repère pour comprendre ce que ce salon parisien apporte vraiment: des voitures de collection, des expositions très ciblées, une vente aux enchères de premier plan et une logistique qui compte presque autant que les modèles exposés. Je passe ici en revue les dates, le lieu, les tarifs, les accès et les bons réflexes pour visiter Porte de Versailles sans perdre de temps dans les files ou les détours inutiles.
Les points clés à retenir avant la visite
- Dates 2026 : du 28 janvier au 1er février, avec une avant-première le 27 janvier au soir.
- Lieu : Paris Expo Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de Paris, halls 4 et 7.
- Budget : 20 € en ligne, 25 € sur place, 12 € pour les 12-15 ans et gratuit pour les moins de 12 ans.
- Accès : métro 12, tram T2/T3a, bus 39 et 80, avec une solution simple pour les véhicules de collection.
- À prévoir : billet non échangeable, consigne payante et nocturne du vendredi jusqu’à 22h.
- Intérêt réel : expositions patrimoniales, ventes de prestige et rencontres avec des acteurs majeurs de la restauration et du marché.
Une 50e édition pensée comme un vrai anniversaire
Je vois cette édition 2026 comme bien plus qu’un salon de voitures anciennes de plus. Après la fermeture, l’organisateur a annoncé 181 500 visiteurs, soit une progression de 24 % par rapport à l’année précédente, ce qui donne une idée très concrète de la traction du rendez-vous. Sur place, l’échelle était impressionnante: 80 000 m², environ 600 exposants, 5 jours d’ouverture, 3 nocturnes et plus de 2 000 véhicules de collection exposés dans les halls 4 et 7.
Ce qui change, dans une année d’anniversaire, ce n’est pas seulement la quantité. C’est aussi le niveau d’exigence. On n’y vient pas pour une simple galerie de modèles alignés, mais pour voir comment l’histoire automobile est mise en scène, comment les pièces rares sont contextualisées et comment le marché se raconte en direct. C’est cette combinaison qui fait la réputation du salon, et c’est aussi la raison pour laquelle les visiteurs restent longtemps dans les halls.
Et une fois ce cadre posé, on comprend mieux pourquoi certaines expositions ont davantage attiré la lumière que d’autres.

Les expositions et ventes qui donnaient envie de rester plus longtemps
Si je devais résumer l’édition 2026 en quelques moments forts, je commencerais par ceux-ci. Ils ne parlaient pas seulement aux puristes, mais aussi à tous ceux qui aiment les objets bien racontés, les modèles rares et les histoires qui dépassent la fiche technique.
- BMW Art Cars réunissait les sept voitures du Mans dans le cadre du World Tour. Le croisement entre art contemporain et compétition y était très lisible, et c’est précisément ce qui rendait l’ensemble accessible même à un public non spécialiste.
- L’autorail Bugatti était l’une des pièces les plus singulières du salon. Une machine pareille rappelle que l’histoire automobile ne se limite pas aux voitures de route, mais englobe aussi l’ingénierie, le train et l’imaginaire industriel.
- L’âge d’or du rallye retraçait les années 60 à 90 avec une vraie logique de mémoire sportive. Pour un visiteur, c’est une bonne manière de comprendre comment les légendes se fabriquent entre compétition, mécanique et récit collectif.
- Steve McQueen jouait la carte de la pop culture sans tomber dans le gadget. Le thème fonctionne parce qu’il relie cinéma, motos et voitures sportives, donc trois portes d’entrée très différentes vers la passion automobile.
- La vente Gooding Christie’s dépassait les 50 millions d’euros de résultats et 80 % des lots ont trouvé preneur. Ce n’est pas anecdotique: cela montre que Rétromobile reste aussi un marché vivant, où l’on observe la cote réelle des véhicules d’exception.
À cela s’ajoutaient les anniversaires de marques, les constructeurs officiellement présents et les espaces dédiés à la restauration ou aux pièces. Ce n’est pas toujours ce qui attire les photos sur les réseaux, mais c’est souvent là que l’on fait les meilleures trouvailles. Quand on sait quoi chercher, la question suivante devient très concrète: comment arriver et circuler sans perdre de temps.
Arriver à la Porte de Versailles sans compliquer la visite
Le salon se tient au 1 place de la Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement. Pour une journée fluide, je privilégie franchement les transports en commun, sauf si l’on vient avec une voiture de collection ou si l’on a une contrainte de mobilité. D'après Paris je t'aime, le site est très bien desservi et s’intègre aussi à un quartier qui continue de se transformer en destination à part entière.
| Mode | Ce qu’il faut retenir | Mon conseil pratique |
|---|---|---|
| Métro | Ligne 12, station Porte de Versailles, sortie 1 pour les pavillons 2 à 7 et sortie 2 pour le pavillon 1. | C’est le choix le plus simple si vous venez du centre de Paris. |
| Tramway | T2 et T3a, arrêt Porte de Versailles - Parc des Expositions. | Très utile si vous arrivez depuis le sud-ouest parisien. |
| Bus | Lignes 80 et 39, avec des arrêts à proximité immédiate. | Pratique si vous combinez le salon avec un autre déplacement dans le 15e. |
| Vélo | Station Vélib’ avenue Ernest Renan et attaches vélos côté boulevard. | Bien si vous connaissez déjà le secteur et que vous voyagez léger. |
| Voiture de collection | Parking réservé à proximité, gratuit pour les véhicules de plus de 30 ans sous conditions, avec carte grise, ticket et photo. | La contre-marque se récupère à la boutique officielle au pavillon 4; c’est la solution la plus logique pour un véhicule ancien. |
| Voiture moderne | Parking P6/P7, à 51,70 € par jour. | Je ne le choisis que si je n’ai pas d’alternative, car le métro reste plus rapide. |
Un détail souvent oublié change pourtant la journée: la consigne. Elle est payante dans les pavillons 1 et 3, avec des tarifs de 3 € pour un vêtement, 4 € pour un petit bagage et 5 € pour un gros bagage. Pour une visite de plusieurs heures, c’est un vrai confort, surtout si vous enchaînez les halls, les stands et les pauses café sans vouloir garder votre manteau à la main.
Le vrai enjeu, à ce stade, n’est plus seulement l’itinéraire, mais le budget et les règles d’accès.
Billets et services qui évitent les mauvaises surprises
Pour ce type d’événement, je recommande toujours l’achat en ligne. L’écart entre le billet pris à l’avance et celui acheté sur place est réel, et sur un salon très fréquenté, éviter la queue n’a rien d’un luxe. Les billets sont valables pour un seul jour, ne sont ni repris ni échangés, même s’ils peuvent être cédés à un tiers.
| Offre | Prix 2026 | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Plein tarif en ligne | 20 € | Le meilleur compromis pour une visite standard. |
| Plein tarif sur place | 25 € | Solution de secours, mais moins intéressante et souvent plus lente. |
| Visiteur 12-15 ans | 12 € | Tarif réduit utile si vous venez en famille. |
| Moins de 12 ans | Gratuit | Bon point pour une sortie familiale bien préparée. |
| Groupes et CSE à partir de 10 billets | 17 € | Intéressant pour un club, une association ou une sortie collective. |
| Avant-première | 80 € | Pour ceux qui veulent une ambiance plus exclusive, le 27 janvier au soir. |
| Pass 5 jours + avant-première | 150 € | Réservé aux visiteurs qui veulent vraiment prendre leur temps. |
| Le Club | 270 € HT la journée, 340 € HT l’avant-première | Offre premium avec accès coupe-file, lounge privé et restauration dédiée. |
Les visites guidées sont proposées à part, ce qui est pertinent si vous voulez lire les voitures autrement, comprendre les restaurations ou gagner du temps sur les espaces les plus denses. Je trouve ce format utile pour un premier passage, mais il ne remplace pas l’entrée au salon. Une fois ces détails réglés, il reste la meilleure partie: prolonger la sortie dans le 15e sans se fatiguer.
Prolonger la journée dans le 15e sans transformer la sortie en marathon
Le vrai avantage de la Porte de Versailles, c’est qu’on peut souffler sans quitter complètement l’environnement parisien. Le 15e arrondissement concentre des parcs, des commerces de quartier et plusieurs lieux culturels, et cela change nettement la fin de journée. Si vous sortez du salon avec l’esprit encore chargé de carrosseries et de châssis, je vous conseille de ne pas rentrer immédiatement dans le flux des transports.
Une option simple consiste à marcher vers le Parc Georges Brassens, à deux pas du parc des expositions. C’est le meilleur contrepoint possible à l’intensité des halls: on passe du bruit des moteurs et des conversations au calme d’un vrai espace de respiration. On peut aussi rester dans le secteur pour dîner sans refaire tout Paris, ce qui évite de gâcher l’énergie gagnée dans la journée.
- Parc Georges Brassens pour une vraie pause après plusieurs heures debout.
- Un dîner dans le 15e si vous voulez garder un rayon simple autour du salon.
- Une nuit sur place si vous venez de province ou si vous comptez profiter d’une nocturne.
Tout l’intérêt de ce quartier est justement là: il permet de faire retomber le rythme sans s’éloigner du salon ni perdre l’élan de la visite.
Ce que la visite de 2026 m’a appris sur le bon tempo
Si je devais ne garder qu’un réflexe, ce serait celui-ci: arriver tôt, réserver en ligne et accepter de ne pas tout voir. Un salon de cette densité récompense les visiteurs qui choisissent leurs priorités. En pratique, je préfère commencer par les expositions qui m’intéressent le plus, puis laisser une marge pour la vente, les constructeurs et les stands de pièces ou de restauration.
Je ferais aussi deux choix très concrets pour une prochaine venue: le métro ou le tram, et une vraie pause hors des halls au milieu de la journée. Ce sont des détails simples, mais dans un événement aussi fréquenté, ils changent tout. C’est souvent comme ça qu’on transforme une visite fatigante en sortie vraiment réussie.
