Prendre un bus pour Roissy-Charles-de-Gaulle reste, pour beaucoup de voyageurs, le meilleur compromis entre prix, simplicité et confort. Le sujet du bus Roissy Charles de Gaulle mérite d’être clarifié, car l’offre a bougé en 2026: certaines habitudes ont changé, de nouvelles liaisons express ont pris de l’importance et il faut distinguer clairement les bus urbains, les navettes express et les titres de transport à utiliser. Dans ce guide, je vais droit au but: quelles lignes prendre, combien cela coûte, où monter et descendre, et dans quels cas le bus est vraiment le bon choix.
L’essentiel à retenir pour un trajet simple vers CDG
- En 2026, la ligne express 9517 est devenue la liaison à surveiller pour le nord de l’agglomération, avec un service prolongé jusqu’à 0h30.
- Les lignes 350 et 351 restent les options les plus utiles depuis Paris intra-muros.
- Pour les bus, le billet repère est le ticket Bus-Tram à 2,05 € en plein tarif, ou 2,55 € en ticket d’accès à bord/SMS.
- Le Ticket Paris Région <> Aéroports à 14 € sert aux trajets ferrés, pas aux lignes de bus.
- Le point névralgique à connaître est Roissypôle, surtout si vous devez enchaîner avec le CDGVAL ou le RER B.

Les lignes de bus qui desservent CDG en 2026
Je distingue aujourd’hui trois solutions utiles pour l’aéroport: la ligne express 9517, qui relie Saint-Denis Pleyel à Roissypôle; la ligne 350, depuis Porte de la Chapelle; et la ligne 351, depuis Nation. Selon Île-de-France Mobilités, la 9517 circule tous les jours de 5h20 à 0h30, avec des fréquences renforcées aux heures de pointe, ce qui en fait la plus souple des liaisons bus pour les retours tardifs ou les correspondances vers le nord de Paris.
| Ligne | Départ principal | Horaires et fréquence | Pour qui | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| 9517 | Saint-Denis Pleyel | Tous les jours de 5h20 à 0h30; fréquence de 15 min en heure de pointe, 20 min le week-end en journée, 30 min en soirée | Voyageurs du nord et du nord-ouest, correspondances métro 13/14 et RER D | Moins logique si vous partez du centre de Paris |
| 350 | Porte de la Chapelle | Vers CDG: 5h40-21h40; vers Paris: 6h05-22h30; toutes les 15 à 35 min | Nord de Paris, liaison simple vers Roissypôle et les terminaux T1/T3 | Plus sensible au trafic routier |
| 351 | Nation | Vers CDG: 5h30-20h20; vers Paris: 7h-21h37; toutes les 30 min | Est et sud-est de Paris | Plages horaires plus courtes le soir |
Ce que je retiens, c’est que la 9517 vise surtout les correspondances au nord de Paris, la 350 sert très bien le nord de la capitale, et la 351 reste la plus logique si vous partez de l’est ou du sud-est. Une fois cette grille en tête, le vrai tri devient beaucoup plus simple: il faut maintenant choisir la ligne qui colle à votre quartier et à votre horaire.
Quel bus choisir selon votre point de départ
Je choisis rarement un bus “par habitude”; je le choisis selon le point de départ réel. Si je suis près de Saint-Denis Pleyel, la 9517 devient vite la plus naturelle. Si je suis dans le nord de Paris, autour de Porte de la Chapelle, la 350 est souvent la plus directe. Et si je viens de l’est parisien, la 351 est celle que je regarde en premier.
- Nord et nord-ouest : la 9517 est intéressante si vous avez une correspondance simple avec le métro 13, le métro 14 ou le RER D.
- Nord de Paris : la 350 reste un bon choix si vous voulez éviter de multiplier les changements.
- Est et sud-est : la 351 convient bien quand Nation est proche de votre trajet habituel.
- Départ tardif : la 9517 est la plus flexible parmi les bus réguliers, car elle pousse plus loin la plage horaire.
Je conseille aussi de regarder l’itinéraire global, pas seulement la ligne. Une personne qui habite loin de Porte de la Chapelle n’a pas forcément intérêt à “forcer” la 350, même si elle paraît connue. À l’inverse, quelqu’un qui arrive déjà sur une ligne de métro ou de RER compatible avec Saint-Denis Pleyel gagne souvent du temps avec la 9517. La logique est simple: moins il y a de correspondances, plus le bus garde son intérêt. Une fois la ligne choisie, le point sensible devient le billet.
Billets et tarifs à prévoir
La confusion la plus fréquente consiste à acheter le mauvais titre. Pour les bus 350, 351 et 9517, le repère pratique reste le ticket Bus-Tram; la RATP l’affiche à 2,05 € en plein tarif et 1,05 € en tarif réduit, avec un ticket d’accès à bord par SMS à 2,55 €. En revanche, le Ticket Paris Région <> Aéroports à 14 € sert aux trajets ferrés vers ou depuis CDG, pas aux lignes de bus.
| Situation | Titre adapté | Prix indicatif 2026 |
|---|---|---|
| Bus 350, 351 ou 9517 | Ticket Bus-Tram ou ticket d’accès à bord / SMS | 2,05 € ou 2,55 € |
| RER B, train ou autre trajet ferré vers CDG | Ticket Paris Région <> Aéroports | 14 € |
| Support dématérialisé | Navigo Easy, téléphone ou montre connectée | selon le titre chargé |
Dans la pratique, je fais simple: si je reste sur le réseau bus, je vérifie mon support avant de monter et j’achète le ticket Bus-Tram au besoin; si je passe par le RER B, j’utilise le titre aéroports. Le piège, c’est de charger le mauvais billet sur le mauvais support: le ticket aéroport se charge sur Navigo Easy ou téléphone / montre connectée, et il ne se mélange pas avec un support déjà rempli de tickets t+ ou de tickets Métro-Train-RER. Le bon billet compte autant que la bonne ligne, parce qu’un trajet mal tarifé coûte vite plus cher qu’un trajet mal pensé.
Où monter et où descendre à CDG
À Roissy, la logique des terminaux compte plus que la ligne elle-même. Le vrai hub bus est Roissypôle, près des terminaux 1 et 3, avec la gare RER B et la liaison CDGVAL; pour le terminal 2, la gare Aéroport Charles de Gaulle 2-TGV sert de repère principal. Quand j’ai une correspondance ou une arrivée tardive, je vérifie toujours si je dois ajouter un saut en CDGVAL plutôt que d’improviser sur place.
- Terminaux 1 et 3 : Roissypôle est la porte d’entrée la plus simple pour les bus et les correspondances.
- Terminal 2 : la gare CDG2-TGV et l’axe CDGVAL sont souvent les plus utiles pour rejoindre le bon secteur.
- Bagages volumineux : mieux vaut viser l’arrêt le plus proche de votre terminal que de compter sur une marche trop optimiste.
- Correspondance courte : prévoyez une marge, car la plateforme est vaste et les déplacements internes prennent plus de temps qu’on ne l’imagine.
Bus, RER B ou taxi ce qui change vraiment
Le bus n’est pas toujours le plus rapide, mais ce n’est pas son seul critère. Je le privilégie quand je pars d’un quartier bien connecté à la ligne choisie et que je peux absorber un peu de trafic routier. Le RER B reste souvent plus rapide depuis le centre de Paris, tandis que le taxi ou le VTC garde l’avantage du porte-à-porte, au prix d’un budget nettement supérieur.
| Option | Atout principal | Point faible | Je la choisis quand |
|---|---|---|---|
| Bus | Prix bas et arrêts lisibles | Dépend du trafic | Je pars d’un secteur bien desservi et j’ai un peu de marge |
| RER B | Souvent plus rapide depuis le centre | Affluence et perturbations possibles | Je veux gagner du temps et je supporte la correspondance |
| Taxi ou VTC | Trajet porte-à-porte | Coût élevé | Je voyage de nuit, avec beaucoup de bagages ou en groupe |
Je remarque souvent que le bus est sous-estimé: lorsqu’on part de Saint-Denis Pleyel, Porte de la Chapelle ou Nation, il devient franchement rationnel. En revanche, depuis un point central loin des terminaux, il perd vite contre le RER B sur le temps total de trajet. Le bon réflexe n’est donc pas de choisir “le bus” par principe, mais de comparer la ligne disponible avec votre point de départ réel et votre heure d’arrivée à l’aéroport.
Les réflexes qui évitent les mauvaises surprises sur la route de Roissy
Avant de partir, je garde toujours les mêmes réflexes: vérifier le dernier départ de la ligne, acheter le bon titre à l’avance, et ajouter une marge si je voyage aux heures de pointe. C’est encore plus vrai quand on arrive à CDG avec une correspondance ou un vol tôt le matin, parce qu’un détour routier suffit à faire perdre le bénéfice d’une liaison bus bien choisie.
- Je contrôle l’horaire du dernier départ, surtout pour la 350 et la 351, qui s’arrêtent plus tôt que la 9517.
- J’achète le billet avant de monter, pour éviter la file d’attente et le stress au moment de l’embarquement.
- Je garde 30 à 45 minutes de marge si je traverse Paris aux heures chargées ou pendant un week-end perturbé.
- Je vérifie le terminal avant de partir, parce que le bon arrêt ne dépend pas seulement de l’aéroport, mais du bâtiment où je dois arriver.
En pratique, je résume toujours ainsi: la 9517 est la plus flexible pour le nord de l’agglomération et les retours tardifs, la 350 convient très bien au nord de Paris, la 351 sert l’est de la capitale, et le RER B reste l’alternative à regarder quand la rapidité prime sur le confort routier. Si je devais donner un seul conseil, ce serait celui-ci: choisissez la ligne à partir de votre point de départ réel, pas à partir du nom le plus connu de l’aéroport.
